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Protéger les camps de réfugiés contre l’épidémie de coronavirus

Dans les camps de réfugiés du monde entier, la peur du nouveau coronavirus (COVID-19) continue de croître. Des millions de réfugiés et de personnes déplacées vivent dans des camps surpeuplés et dans des conditions déplorables, avec peu d’accès à de l’eau potable, à des installations sanitaires et à des articles d’hygiène. Si une épidémie de COVID-19 venait à éclater dans un camp de réfugiés, les conséquences seraient dévastatrices ! Le virus se répandrait comme une traînée de poudre.

Dans le plus grand camp de réfugiés du monde, au Bangladesh, les premiers cas de COVID 19 ont été signalés mi-mai. Fin juin, 47 infections ont été confirmées dans les camps (au 29.06.2020).

En Grèce, l’hospitalisation, puis le décès d’une femme souffrant de fièvre mais testée négative au coronavirus dans un camp de réfugiés en Grèce sur l’île de Chios, a provoqué des émeutes et des protestations.

Les personnes vivant dans les camps de réfugiés sont particulièrement vulnérables et ont besoin d’aide de toute urgence.

Situation actuelle : Les camps de réfugiés sont-ils touchés par le coronavirus ?

Au moment où nous écrivons ces lignes, il y a 47 cas confirmés de COVID-19 dans les camps de réfugiés près de Cox Bazar au Bangladesh. Avec plus de 860 000 réfugiés, c’est le plus grand camp de réfugiés au monde. Ce sont les premiers cas enregistrés dans les camps de réfugiés où Malteser International est actif.

Le coronavirus présente une véritable menace pour les camps de réfugiés, où il pourrait se propager très rapidement. La plupart des réfugiés et des personnes déplacées vivent dans des conditions très précaires, notamment en Syrie, au Bangladesh et en Grèce.

Au Bangladesh, les camps de réfugiés de Cox's Bazar accueillent plus de 860 000 réfugiés du Myanmar. Près de 55% d’entre eux sont des enfants. Les réfugiés vivent dans des conditions déplorables et dans des espaces très exigus. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), 40 000 personnes en moyenne vivent sur un kilomètre carré. C'est plus de quarante fois la densité moyenne de la population du Bangladesh. Les abris de fortune faits de bambou et de bâches font à peine dix mètres carrés et hébergent parfois jusqu’à 12 personnes. Les réfugiés manquent d’espace et ont peu d’accès à de l’eau potable et à des installations sanitaires. Plusieurs dizaines de personnes doivent partager les mêmes toilettes. La population des camps manque également de nourriture et de soins médicaux. Avec toutes ces carences, le système immunitaire des réfugiés est déjà très affaibli, ce qui les rend particulièrement vulnérables au coronavirus.

De plus, la plupart des réfugiés et des personnes déplacées sont des travailleurs journaliers dans les camps ou dans les zones environnantes. Ils gagnent de l’argent à la journée pour ne pas dépendre uniquement de l’aide extérieure et avoir une alimentation plus équilibrée. Avec le confinement, beaucoup vont perdre leur revenu. Leur situation, déjà délicate, va s’aggraver.

Le travail de Malteser International dans les camps de réfugiés

Pourquoi une épidémie de coronavirus serait-elle dangereuse dans les camps de réfugiés ?

Les conditions de vie dans les camps de réfugiés sont très précaires et si une épidémie se déclarait, elle serait très difficile à endiguer. On risquerait alors une véritable catastrophe humanitaire.

  • Les camps sont surpeuplés et insalubres. Dans ces conditions, il serait très difficile, voire impossible, d’appliquer des mesures de protection efficaces, telles que la distanciation sociale, le lavage régulier des mains ou l'isolement des cas avérés et suspectés.
  • Il est impossible de surveiller l’accès aux camps, en particulier dans les grands camps. Il serait difficile de savoir si les personnes infectées résident dans les camps ou vivent à l’extérieur. Le virus pourrait se propager sans être détecté, de manière incontrôlable.
  • Dans la plupart des camps, les établissements de santé sont surchargés et ne sont pas préparés à une épidémie de coronavirus. Ils manquent de médicaments, d’équipements de protection et d’appareils respiratoires. Il serait difficile de traiter des personnes présentant des symptômes aigus de manière adéquate.

Comment les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur du pays font-ils face à cette situation ?

Les populations déplacées n’ont pas toutes la même réaction face à la pandémie de coronavirus. "Lorsqu'un cas de COVID-19 a été signalé pour la première fois près des camps au Bangladesh, les gens ont commencé à s’inquiéter, sans pour autant paniquer. Les réfugiés au Bangladesh souffrent beaucoup du confinement et ne savent plus comment subvenir aux besoins de leur famille’’ a déclaré Rajan Ghmire, coordinateur des programmes et partenariats chez Malteser International au Bangladesh.

Dans les camps en Thaïlande, au Nigeria et en Ouganda, les équipes de Malteser International ont mis en place des campagnes d’information pour sensibiliser les populations au virus.  De plus en plus de personnes appliquent aujourd’hui des mesures de protection.

Les personnes déplacées en Syrie souffrent depuis de nombreuses années des conséquences de la guerre civile et la plupart d’entre elles ne perçoivent pas le coronavirus comme une menace mortelle.  

Mesures de protection et d'hygiène contre le coronavirus dans les camps

En tant qu'organisation d’aide internationale, Malteser International aide les camps de réfugiés à faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus, notamment par la mise en place de mesures préventives d’hygiène et de protection et l’équipement des centres de santé. Les régions dans lesquelles nous travaillons manquent de laboratoires, ce qui rend le dépistage très difficile, en particulier dans les camps. C’est pourquoi les mesures préventives jouent un rôle essentiel.

Nous améliorons les conditions d'hygiène et renforçons les installations sanitaires

Pour lutter contre la pandémie, il est essentiel d'améliorer les conditions d'hygiène dans les camps de réfugiés et de renforcer les capacités des centres de santé. Nous fournissons des médicaments, de l’équipement de protection, des produits désinfectants aux établissements médicaux et formons le personnel de santé à la gestion des épidémies. Nous installons également des stations de lavage des mains et mettons en place des stations d’isolement. Enfin, nous distribuons des produits d’hygiène tels que du savon aux réfugiés et améliorons l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.

Sensibilisation au coronavirus

Pour lutter contre le coronavirus, nous sensibilisons la population au COVID-19 et communiquons les informations les plus importantes aux habitants des camps de réfugiés. Même dans les camps où le coronavirus n’est pas encore présent, nous informons les réfugiés sur l’importance des mesures préventives telles que le lavage des mains, la distanciation sociale, etc.

Nos équipes se rendent parfois directement dans les foyers pour sensibiliser la population à cette problématique. La communication se fait à travers différents canaux tels que des affiches, des dépliants, des brochures ou bien aussi les réseaux sociaux. En République démocratique du Congo et au Soudan du Sud, les émissions de radios et les chansons sont également utilisées pour transmettre des informations liées au virus.

Protection et formation de nos équipes

Les équipes travaillant dans les camps de réfugiés doivent appliquer des mesures de protection appropriées. Nous fournissons des masques, des gants et des désinfectants aux établissements de santé pour réduire le risque de transmission. Les employés des organisations partenaires et les bénévoles sont formés à la prévention et au contrôle des infections (IPC) et informés des modes de propagation du coronavirus. La formation comprend, par exemple, des instructions sur la manière de se laver correctement les mains et de traiter les résidents de manière appropriée. Les équipes de sensibilisation sont encouragées à pratiquer la distanciation sociale, à éviter les contacts physiques et les grands groupes, à toujours utiliser des produits désinfectants et à porter des masques.

Traitement des nouveaux arrivants et des visiteurs

Les nouveaux arrivants, les visiteurs ou toutes personnes sorties des camps sont, dans la mesure du possible, examinées à l’entrée des camps pour détecter d’éventuels symptômes. Dans les camps en Thaïlande, ces personnes sont soumises à une quarantaine de 14 jours dans des zones du camp équipées à cet effet. Certains camps ne peuvent isoler qu’un nombre limité de personnes ou n’ont pas de lieux adaptés à la quarantaine.

Les personnes vivant dans les camps de réfugiés ont besoin de votre aide

Les camps de réfugiés manquent d’infrastructures et les conditions de vie y sont très précaires. Ce n’est qu’une question de temps avant que le coronavirus éclate dans les camps et se propage.

Avec votre soutien financier, nous pouvons nous préparer à combattre les épidémies de manière efficace et limiter les dégâts futurs. Grâce à votre don, nous pouvons aider les résidents des camps et leur fournir de l’équipement médical, de l’équipement de protection, du savon et des produits désinfectants. 

Soutenez notre action internationale contre le coronavirus et aidez-nous à sauver des vies !

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