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Wau : deuxième ville du Soudan du Sud et refuge pour des dizaines de milliers de personnes déplacées

Après 5 ans de guerre civile dans le plus jeune État au monde, le Soudan du Sud, plus de 4 millions de Sud-Soudanais vivent aujourd'hui en fuite, dont près de la moitié dans leur propre pays. Certaines personnes ont eu la chance de rester avec leur famille, mais beaucoup vivent dans des camps de réfugiés. Rien que dans la ville de Wau, on compte des dizaines de milliers de déplacés. Personne ne sait exactement combien ils sont. Les conditions de vie des réfugiés dans les camps sont difficiles.

Au Soudan du Sud, Perina et ses enfants ont fuit le massacre de leur village. Ils ont trouvé refuge dans une église où d'autres déplacés sont aussi logés. Photo : Peter Pauls

 
Perina Radolfo est une femme très discrète. Elle vit dans une vieille cathédrale et ne s’en plaint pas. Dans sa nouvelle maison, elle n'a qu'un vieux lit à armature de fer qu'elle partage avec ses quatre enfants. Il se trouve dans un couloir qui laisse passer les courants d'air, juste à côté de l'autel. Il n'y a aucune intimité. Les réfugiés ont placé les lits les uns à côté des autres afin de loger autant de personnes que possible dans l'ancienne église.

Quand Perina repense à l'attaque de son village, elle devient bruyante. Elle raconte avec frénésie le massacre auquel elle a assisté il y a deux ans. Elle se souvient du nombre de personnes assassinées, revoit le meurtre de son mari. Elle fait partie des milliers de personnes qui ont réussi à fuir les milices et l'armée. Les survivants ont trouvé refuge dans les églises et dans la cathédrale de Wau.
Aujourd'hui encore, en période d'instabilité et de guerre civile, l'Église protège les gens de la violence.

Rappel de la situation globale au Soudan du Sud

7 millions de Sud-Soudanais ne sont plus autosuffisants. Les récoltes pourrissent dans les champs ou n'ont même pas été cultivées. Des villages entiers sont abandonnés. Personne n'ose quitter les zones de sécurité. Il est beaucoup trop dangereux de cultiver son propre champ car les milices et les soldats pillent tout ce qu’ils trouvent. La nourriture est importée d'Ouganda et du Soudan mais reste hors de prix pour l’essentiel de la population. Le taux d’inflation fluctue énormément et a atteint 800%.

Depuis 2014, Malteser International fournit aux réfugiés de Wau de l'eau potable et du savon (lien). Nous avons également créé la possibilité pour les gens de cultiver des fruits et des légumes sur des petites parcelles de terre dans la zone sûre de la ville. Ils peuvent ainsi se procurer de la nourriture et vendre le surplus sur le marché afin d'avoir un petit revenu.

Présentation de nos activités au Soudan du Sud

Ramadan Klagish Bringi s'est aussi enfui à Wau. Nos collègues locaux lui ont donné des jeunes plants et des outils et l’ont aidé à cultiver du gombo, du maïs, des haricots et des tomates. (à gauche sur la photo). La récolte est petite mais c'est assez pour nourrir sa famille de six personnes. Il vit dans une maison très simple, provisoire, construite à côté du terrain afin qu’il puisse garder un œil sur le champ.

Au Soudan du Sud, nous avons fourni un champ, des jeunes plants et des outils à Ramadan afin qu'il puisse s'occuper de sa famille. Photo : Peter Pauls

C’est la troisième fois qu’Helda Lada Warwonda vit une guerre. Elle a plus de 80 ans mais ne connaît pas son âge exact. Elle est presque aveugle et utilise un bâton en guise de canne pour marcher. Elle ne peut plus cultiver ses propres légumes. Helda bénéficie de l’aide que nous versons aux plus nécessiteux à Wau. Nous délivrons de l’argent comptant afin que ces personnes puissent se procurer l'essentiel, tels que le sorgho et l'huile. (lien) Grâce à cet apport financier, Helda peut acheter ce dont elle et ses petits-enfants ont le plus besoin. Son fils a été tué pendant le massacre et elle est désormais livrée à elle-même.

Helda (à droite sur la photo) a plus de 80 ans et vit au Soudan du Sud. Elle s'occupe seule de ses petits-enfants, grâce à notre aide financière. Photo : Peter Pauls



Retrouvons Perina, avec qui nous avons conduit le premier entretien. Elle gagne maintenant un petit peu d’argent en confectionnant et en vendant des gants de toilette. Elle ne pourra jamais retourner chez elle, même si le pays était un jour en paix. Sa maison est occupée par quelqu’un d’autre et elle a perdu tout ce qu’elle possédait pendant sa fuite. À Wau, Perina et ses quatre enfants sont confrontés à un avenir des plus incertains.


Entretiens : Peter Pauls

Photos : Peter Pauls

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